Cruauté vs. Empathie.
Malheureusement, le monde est à la fois envahi par l’une et dépourvue de l’autre. Si seulement l’ordre s’inversait.
La tolérance ambiante est sujet à ablation volontaire des fibres capillaires de notre crâne pour tous ces hommes et ces femmes qui ont prôné la liberté, le développement personnel dans un cadre égalitaire, la paix et le pacifisme. Nous ne sommes absolument pas une génération d’évolués, bien au contraire, nos aïeuls avaient fait l’un des plus grands pas jamais effectué et voilà qu’à présent, c’est un bond séculaire qui vient de s’accomplir.
Pour traiter de choses plus personnelles, je tiens simplement à dire que les erreurs et les actions ne sont pas forcément effectuées en accord avec la raison du sujet. C’est même l’exact opposé de cette évidence que nous devrions graver dans le marbre de nos méninges. A tout comportement inhabituel et irraisonné, il existe une explication rationnelle, qui n’est cependant pour toujours une justification : névroses, psychoses, traumatismes … Rien n’est issu du néant. Même la personne la plus idiote qui soit possède un potentiel, certes souvent atypique, mais là n’est pas le sujet.
Pour en revenir à une situation que je vis de l’intérieur (la mienne), je pense qu’après tout effondrement radical dans l’existence, qu’il soit visible ou non, l’individu mérite qu’on le laisse se reconstruire, sans encombrer son chemin. Après une peine de prison, l’Homme ayant payé sa dette à la société en étant privé de son droit le plus strict, ne devrait pas se racheter tout au long de ses années. Le pardon ne peut se retirer. La plus noble action de l’être humain, et celle de passer outre sa colère et, sans rancoeur, accorder son cadeau le plus cher : Le pardon, la compréhension sans pour autant sombrer dans la pitié et la compassion.
Cette nuit j’ai rêvé d’un monde moins égoïste, mais je ne suis pas meilleure que Martin L. King, mes fantasmes allégoriques d’une époque révolue, ne sont que le fruit de ma créative pensée vagabondante.